Air du temps, c Airs de Paris et le nouvel accrochage. A Beaubourg l'après-midi entière. De Niki de Saint Phalle à Huang Yong Ping. Du Monstre de Soisy de Niki à Individu et réseau globalisé de Huang. Selon ce
dernier "la globalisation désigne l'extension supposée du raisonnement économique à toutes les activités terrestres. On parlera plus volontiers de mondialisation, processus historique pour lequel
des individus, des activités humaines ou les structures humaines voient leur dépendance mutuelle et leurs échanges matériels autant qu'immatériels s'accroître sur des distances significatives à
l'échelle de la planète." Ainsi "la notion de "local" prend plus que jamais sa signification. L'individu conserve sa place essentielle face au réseau global aujourd'hui. Il reste donc à inventer
de nouveaux modèles locaux". Oui, l'ART était conceptuel. C'était l'air du temps. Aussi m'ont beaucoup touchée 1001 dessins de Koo
Jeong-A : "Je fais le lieu et le lieu me fait aussi." Petits carreaux de papier rose pâle collés contre les murs, dessins à l'encre, parfois complet en soi, souvent à peine une
empreinte sur le papier, ensemble 1001 dessins, ensemble les trois murs, deviennent un tableau, un patchwork, une histoire, le réalisme mêlé des personnages imaginaires, le conte de fée pour les
adultes. Encore, le Jardin d'hiver de Jean
Dubuffet, noir et blanc, une cave, ondulés sont les murs, ondulés sont le sol et le plafond. Et puis 25 modèles différents représentés à différents stades de programme
d'évolution, en acier inox et plexiglass, c'est du ciber-art, basé sur algorithm - de Philippe Morel (1973),
Felix Agid (1979), Jelle Feringa (1978).
Entre ceux connus et aimés depuis tant d'années, il y avait d'autres dont on tombe amoureux pour la première fois... Avant de partir c'était Nan Goldin : If my body shows up est sa chambre remplie des souvenirs,
les objets usés qui se souviennent.... Près de cette chambre sur le mur un tableau : dessins des sexes féminins par elle, incroyablement variés, les fleurs avec leurs infinis pétales... Coup de
griffe de Nan Goldin, photographe toujours au sein de la polémique...
Avant de partir on entre dans l'installation de Joseph Beuys : Plight (1985) : une pièce étouffée d'étoffe, on dirait un magasin des draps et des couettes en Inde, on y sent le silence, la chaleur, puis le
pollen ou l'appréhension du pollen nous envahit... C'était la configuration de l'origine, opposition du silence au bruit, nous y sommes protégés et coupés du monde.... "Sortons ! Pleins d'acariens !" Ce fut notre dernier mot....
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Partager