Lundi 14 janvier 2008
 
 

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                                                                             GINA PELLON 

Peintres d'origine cubaine, GINA PELLON et JOAQUIN FERRER : vivant depuis 35 ans à Paris..... Dont je parle dans mon article pour un journal littéraire à Calcutta. Ensemble, amoureux, amis, camarades des beaux-arts, quittent Cuba pour Paris, l'année même où la victoire de Castro entra dans l'Histoire de l'homme. Depuis, la vie a changé, mais ils sont restés amis pour la Vie.

Pour Gina, les couleurs explosent, les couleurs tropicales de son pays natal Cuba - rouge, orange, jaune, blanc - comme la joie, comme la liberté, spontanées, vibrantes - l'homme-oiseau, la femme gitane, le cheval magique - les visages et les corps en morceaux, les couleurs dépassent les lignes, puis se reconstituent en collage. Les couleurs royales, fertiles nous enchantent. Les personnages de Gina sont éparpillés, corps et visage coupés en morceaux, rassemblés de nouveau dans le collage - comme si Gina connaissait notre vie fragmentée...les couleurs rebelles transgressent les lignes dociles...

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                                JOAQUIN FERRER
... Quant à Ferrer, c'est un peintre des lignes, des espaces non-existants rendus visibles, un espace seulement concevable par les géométries non-euclidiennes, les lignes traversent la toile, et s'en échappent, ou elles se rassemblent à l'intérieur d'une construction polychrome, éclairée d'une lueur tendre. Les derniers tableaux de Ferrer est le sommet de toutes ses techniques accumulées depuis des années, sur la toile les lignes et les couleurs créent d'interminables rideaux, des alcôves cachées, des portes ouvertes sur l'infini, comme la soie, comme le satin... le peintre du labyrinthe a enfin créé ses labyrinthes virtuels, secrets, fascinants...
par meghna publié dans : art communauté : Parlons d'amour
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Vendredi 11 janvier 2008
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Voilà une bonne nouvelle à partager avec vous : mon roman - mon premier roman en français et mon premier roman tout court - sera prêt pour la rentrée 2008 !

Il s’agit d’une double fiction : cette fiction qui a pour titre « Fenêtre sur l'abîme » et cet acte de choisir le français comme langue d’écriture.
C’est l’histoire de Madhuban, une jeune Indienne, du Bengale, qui regarde vers l’Europe plutôt que vers l’Inde : « L'autre nom du bonheur est français », pensait-elle. C’est l’histoire de son passage de l'Inde à Paris, de ses errances de la Cité Universitaire à certains cercles d’intellectuels et d’artistes parisiens, en passant par les manifestations, parmi les drapeaux rouges du printemps. C'est une « candide » perdue dans le labyrinthe de cette ville. Deux figures d’hommes illuminent et ombrent sa vie, en alternance. Mariage avec un illustre professeur parisien, l’amour dans les chambres d’hôtels avec un autre, plus jeune, plus rêveur, plus fougueux. Si avec le premier le temps s’est arrêté et il ne recommencera plus jamais, avec le dernier le temps est une aile blanche, la vie reprendra son vol : « La première fois que j’avais trompé Antoine c’était peut-être à cause des couleurs. Je voulais sentir les herbes rouges et chaudes du tapis contre mes jambes, entre mes jambes. ». La vie se cachera dans les poches perdues des après-midi. Mais autant elle s’enfonce dans le puzzle de cette ville, autant elle se croit « mauvaise en grammaire parisienne ». Le rêve du départ est perturbé par la nostalgie de son pays natal. Dans le labyrinthe de cette ville les fantômes de sa vie précédente, sa vie indienne, la hantent. Et reste le trou noir, le tourbillon écrasant, qui est au centre, qui est le centre : son amour, David.
C’est elle qui conte son histoire, qui est présentée, intériorisée à la première personne. La personne d’en face peut être son psy, ou un ami. « Je vous dirai tout, je suis ici pour ça. » Cet appel est peut-être lancé au lecteur ? Mais ses questionnements sont d’abord pour elle-même : « Mon corps le veut, moi je ne le sais pas. C’est humiliant. Il connaît mon corps. Je ne le connais pas. C’est humiliant. » Lorsque le mariage s’effondre, lorsque l’amoureux disparaît, elle revient à elle-même, seule avec son corps : « Lorsque je me mets sous la douche, l’eau tiède surprend ma peau. Ma peau abattue, arrachée de ma chair, ma peau qui a eu sa part de caresses et de violences tour à tour. Et c’est moi qui la regarde, la contemple, l’aime. Sous l’eau. Comme une caresse. Au fur et à mesure je commence à aimer l’eau. Ma peau s’ouvre. Vers le plaisir. Le corps a de nouveau du volume. D’ombre il devient une forme, une masse. Mon corps devient cet animal couleur de miel, cet être aux courbes éveillées, une femme avant de hurler de plaisir. Mon corps devient moi-même. Intacte. D’abord et enfin, pour moi-même. »
J’ai voulu que l’écriture en soit poétique, à fleur de peau, vive, originale, toute de charme et de sensualité, que les phrases soient simples et limpides, ce qui n’exclut pas une part de mystère. L’observation du paysage parisien et le voyage à l’intérieur de l’âme de cette jeune femme : la part du réalisme et la part de l’émotion s’entremêlent. Mais ici l’écriture, le style, importent plus que l’intrigue ; n’empêche que c’est un sujet exotique, sans qu’il soit trop « exotisé ».

                                                                         Présentation du roman

Droit d'auteur Sumana Sinha (S.G.D.L 2007.06.0197)

Je remercie mon époux, Lionel Ray (voir parmi mes liens), poète français, livres disponibles chez Gallimard, prix Goncourt de la poésie et beaucoup d'autres, qui fut mon premier lecteur et critique.
par meghna publié dans : littérature communauté : Parlons d'amour
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Mardi 8 janvier 2008
 
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Miroir miroir : Et comment se voient-ils les Indiens ? Dans quel miroir candide, qui ne les montre ni trop gras ni trop maigres, sans déformation, juste comme ils sont ? 
De Salman Rushdie à Tarun J. Tejpal, saluant au passage Amitav Ghosh et Arundhati Roy, les Indiens, ceux qui ont le privilège de « la pensée », ceux qui cultivent « la pensée », se voient en effet dans les fresques romanesques complexes, en couleur et formes parfois harmonieuses, parfois heurtées. L’Inde, l’ancien sous-continent, l’Inde sous les Anglais, son indépendance et ses déchirures et 50 ans passés depuis, et toujours l’étiquette reste collée du pays pauvre avec ses conflits entre les différentes communautés religieuses et ses tensions entre les castes au sein de la religion hindoue : tout revient dans les écritures de ces romanciers, qui sont à la fois indiens et cosmopolites. Les médias, miroir moins romanesque, se voient en expansion phénoménale dans l’Inde d’aujourd’hui. Une technologie de pointe, les chaînes indiennes mais aussi les grandes chaînes occidentales, les tours de Babel de la télé indienne en hindi, bengali, maharati et surtout en anglais impeccable : un métier – journalisme -  devenu le symbole même de l’Inde veillant, vaillante. Avec CNN et BBC, NDTV (New Delhi Television) diffuse continuellement les informations en anglais et en hindi. Oubliée l’époque des programmes figés, sans grand risque, ennuyeux. Voilà une chaîne moderne, rapide, dynamique, dixit Barkha Dutt, rédactrice en chef de NDTV, lauréate de nombreux prix pour ses reportages sur la guerre du Cachemire, dans son entretien avec le journaliste du Nouvel Observateur.

 

            De Gandhi jusqu’à Manmohan Singh, le Premier Ministre actuel de l’Inde, brillant élève du London School of Economics et le Président, Dr. Abdul Kalam, scientifique spécialiste de l’espace – l’Inde a parcouru un chemin long et éprouvant. Que deviendra-t-elle demain, ou encore, que fera-t-elle de son évolution ? Future laboratoire de la planète, saura-t-elle distribuer ses richesses parmi ceux pour qui ce boom économique reste encore un monde virtuel défilant devant leurs yeux désillusionnés ? En tout cas, on lui souhaite bon vent...

Le dernier post.
Merci de vos nombreux commentaires ! 
Merci Gari, Eknath, Al Maury, Teo, Bob, Syboule, Plume, Jean-Loup, Bladine, Ainge, Flo-Avril, Anne... j'espère que je n'oublie personne ! Vos commentaires ont ouvert une vraie possibilité du débat - réfléxions - introspections - qui peuvent être édités/compilés et publiés en tant qu'un post de mon blog ! J'attends vos avis....

par meghna publié dans : vie communauté : L'univers de l'asie
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Lundi 7 janvier 2008

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La femme, sera-t-elle l’avenir de l’homme ?  Jean moulant et tee-shirt montrant les formes sculptées par la gym quotidienne, la cigarette à la main, elle peut être étudiante en marketing, jeune cadre dans une des sociétés de management, informaticienne, ou jeune mère qui va chercher son enfant de l’école dite « english medium » (école où la langue d’enseignement est l’anglais). Mais la jeune femme, peut être aussi DJ, patronne de bar, journaliste à la télé, présentatrice de MTV… De plus en plus actives, les femmes indiennes gagnent leur autonomie. La sexualité est devenue moins taboue. Tel est le témoignage de l’envoyée spéciale du Nouvel Observateur (16-22 février 2006). Mais how many miles must a woman walk down ? Pour que la tyrannie des maris et des belles-mères disparaisse ? Pour que les annonces matrimoniales cesse d’être un marché de bétail ? Ces annonces, 4 pages entières dans un journal du dimanche, exigent que la femme idéale soit avec une peau claire - critère absolu de la beauté en Inde post-coloniale. S’ajoutera ici, au moment de la négociation du mariage, qui est entièrement à la charge de la famille de la mariée, la dot – soit l’argent, soit les meubles, voitures, un voyage à l’étranger, parfois une maison, un appartement, soit tout cela à la fois – l’économie de toute une vie des parents/du père de la mariée. Sans oublier le/les critère(s) de la beauté : si la fille est peu jolie, les prix pour la faire accepter vont flamber. L’objet principal à vendre dans ce marché étant la virginité, les jeunes femmes n’avoueront jamais si elles ont déjà « dérapé ». Elles se soumettront silencieusement au mariage arrangé, préféré encore pour 70% des Indiens, et joueront le rôle de « la bonne fille indienne ». Une chose a changé dans ces annonces : les hommes veulent de plus en plus que leur femme ait un travail. Même les plus conservateurs. Le revenu doublé a commencé sûrement à faire le charme dans le foyer. Et cette liberté de la vie d’extérieur, cette assurance financière - même si la femme donne tout l’argent gagné à son mari – ont apparemment révolutionné la condition féminine. Dans les magazines tels « Femina », on peut lire les conseils sur le dernier régime miraculeux, sur la vie sexuelle du couple ou encore hors couple, juste en tant qu’un conseil de plus dans la page « Beauté » : pourquoi le sexe est bon pour vous.  Les feuilletons comme « Desperate House-wives » et « Sex and the city » font fureur et les mannequins courts vêtues sur Fashion TV n’attirent pas le scandale. La révolution est donc faite là-bas ? Pas si sûr. En Inde les femmes en jean moulant, la cigarette à la main, celles qui choisissent leur métier et leur partenaire librement et celles qui sont encore, bon gré mal gré, soumises au patriarcat, acceptent de mettre leur profil dans les petites annonces matrimoniales peu valorisantes pour leur personne, toutes cohabitent, côte à côte, dans le même groupe d’amies, camarades de classe, collègues, voisines. D’après la fameuse écrivaine, égérie féministe, Shobaa Dé, la société indienne a un pied dans le Moyen Age, un autre dans le XXIe siècle. Mais elle accepte tout de même que la société indienne a évolué davantage ces dix dernières années que durant plusieurs siècles. 

Post n°5...à suivre...
 
par meghna publié dans : vie communauté : L'univers de l'asie
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  • : meghna
  • nuage-9
  • : Marié/Pacsé/Union libre
  • : Femme
  • : Paris
  • : D'origine indienne (bengalie) vivant depuis presque six ans à Paris, je suis fascinée par la langue et la culture françaises. Auteur, traductrice, j'essaie de créer une passerelle littéraire/culturelle entre l'Inde et la France.

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Je est un Autre. Ici c'est l'Autre de moi, de mes émois... Je vous parlerai...de ma vie virtuelle, de ma vie quotidienne, de mes rêves aussi....de mes errances de Calcutta à Paris, le soir dix heures et demie à Sarat Bose Road à Calcutta, les colonnes nues, la cour intérieure rouge de la maison de deux jours à Pondichéry, les plantes froides autour de la cour, une balançoire, les coussins jaunes oranges dans la balançoire, le brouillard du premier soir d’automne à Paris, un pont, une main qui a hésité deux fois, le lac vert des yeux, la chemise roulée jusqu’aux coudes, la blancheur de la chemise, et se noyer la tête dans ses bras - l'amour ou presque - je vous parlerai de ces abeilles qui bourdonnent dans ma tête... 

 
 
 
 



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Mon recueil de la poésie bengalie contemporaine (20 poètes) en français - préfacé par Lionel Ray (Paris, 2007, éd. Le Temps des cerises)



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Mon recueil de la poésie bengalie contemporaine - livre trilingue - français, espagnol, bengali (Murcie, 2005, éd. Lancelot)

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Recueil de poèmes de Lionel Ray - Livre d'art - Traduction en bengali Sumana Sinha (meghna), peintre Jean-Philippe Delacourt

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