L'aventure commence au moment où, à la lecture d'une œuvre poétique, on perçoit avec intensité ce que Pierre Reverdy appelle « cette
émotion appelée poésie ». Emotion esthétique mais aussi « communication d’inconscient à inconscient » selon la formule de Jacques Lacan : inconscient du producteur-créateur,
inconscient du consommateur-lecteur. L’émotion (mouvement, vibration, relation d’écho intime) concerne aussi bien les sens (l’oreille, les nerfs) que le cœur et l’esprit. Dans le cas où cette
œuvre est écrite dans une langue étrangère, le besoin profond d’entrer en résonance avec elle par la traduction (transcription et appropriation) peut devenir impératif. D’une langue à l’autre les
échos se multiplient, reste à les formuler, à les organiser en discours cohérent au plus près du texte original, autrement dit malgré tant de distance séparatrice (si l’on veut bien tenir compte
de la différence radicale entre les systèmes linguistiques) de jeter un pont au-dessus du vide.
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Partager
Uday Prakash :



